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Réforme du DPE : comment l’immobilier se réinvente d’ici 2034

Réforme du DPE : comment l’immobilier se réinvente d’ici 2034

 

Depuis l’entrée en vigueur de la loi Climat et Résilience en 2021, le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) occupe une place centrale dans les politiques de lutte contre le réchauffement climatique et la précarité énergétique. En mai 2025, plusieurs mesures sont déjà effectives, et d’autres sont à venir. Voici un point clair et actualisé sur la situation.

DPE : Où en est-on aujourd’hui ?

Le DPE, désormais opposable, évalue la performance énergétique d’un logement sur une échelle allant de A (très performant) à G (extrêmement énergivore). Il s’agit d’un outil indispensable lors de la vente ou de la location d’un bien.

Selon les dernières données du Service de la donnée et des études statistiques (SDES) :

  • 6,6 millions de logements en France sont classés F ou G, qualifiés de passoires thermiques.
  • Cela représente environ 13,9 % des résidences principales, soit 4,2 millions de logements, en baisse par rapport à 2023 (15,7 %).

Ces chiffres englobent les maisons et appartements, dans le parc privé comme social, ainsi que les résidences principales et secondaires.

Ce qui est déjà en vigueur en 2025

  1. Depuis janvier 2023
    • Interdiction d’augmenter les loyers pour les logements classés F ou G.
    • Interdiction de mettre en location un bien classé G consommant plus de 450 kWh/m²/an d’énergie finale.
    • Obligation d’un audit énergétique pour toute vente d’un logement classé F ou G.

2. Depuis janvier 2025

    • Extension de l’obligation d’audit énergétique à la vente des logements classés E, en France métropolitaine.

Ce qui va changer prochainement

  • Janvier 2028 : Interdiction de mise en location des logements classés F.
  • Janvier 2034 : Cette interdiction s’étendra aux logements classés E.

 

Une transition à anticiper

Longtemps perçu comme un simple indicateur, le DPE s’impose désormais comme un levier central de la politique immobilière. Devenu à la fois outil réglementaire, stratégique et structurant, il redéfinit progressivement les contours du marché locatif. À mesure que les échéances légales se succèdent, seuls les propriétaires les plus réactifs réussiront à maintenir la valeur de leurs biens tout en respectant les nouvelles normes.

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